Broyeur trapézoïdal MTM
Rouleaux sur piste trapézoïdale, encombrement réduit, réglage hydraulique de la charge. Le format qui convient aux unités d’amendement de quelques tonnes par heure.
Voir la fiche
Le calcaire kényan part dans le ciment, dans l’amendement des sols acides et dans le traitement de l’eau. Trois débouchés, trois granulométries, et un même arbitrage entre la machine, le réseau électrique et la distance au port.
Une unité de broyage de calcaire au Kenya se dimensionne d’abord sur le produit vendable, ensuite sur la carrière, et en dernier lieu sur la machine. C’est dans cet ordre que les projets tiennent, et c’est dans le désordre qu’ils dérapent : un broyeur sous-exploité coûte moins cher qu’une ligne incapable de tenir la finesse que le client agricole attend à l’épandage.
Le premier marché est le ciment. La bande calcaire d’Athi River, dans le comté de Machakos, alimente les unités de la zone, dont une installation de broyage de 2 millions de tonnes par an en service depuis 2012. Ce segment absorbe des tonnages importants à finesse moyenne, et il achète au prix le plus serré.
Le deuxième est agricole. Les sols acides des hauts plateaux et de la vallée du Rift réclament du carbonate broyé, et l’efficacité d’un amendement ne dépend pas de la tonne livrée mais de la surface réactive : en dessous de 0,5 mm, soit environ 35 mesh, la réaction avec le sol devient utile dans la saison, et les fractions sous 150 µm agissent dès le premier apport. C’est ce qui explique qu’un produit à 60 ou 100 mesh se vende plus cher à la tonne qu’un produit à 20 mesh, même si la carrière est la même.
Le troisième est l’eau. Dans plusieurs secteurs du Rift, la teneur en fluor dépasse largement le repère sanitaire de 1,5 mg par litre, avec des puits mesurés autour de 10 mg par litre. La chaux et les produits à base de calcium y interviennent dans les filières de traitement, à des finesses de l’ordre de 200 mesh, avec une exigence de pureté que la carrière doit suivre veine par veine.
Le calcaire du centre du pays est un matériau tendre, dureté 3 sur l’échelle de Mohs, donc facile à broyer. Ce qui use les machines et pénalise la teinte, c’est la silice libre : filons de silex, intercalations cherteuses, veines de quartz. Un gisement à 5 % de quartz ne se broie pas avec les mêmes garnitures qu’un calcaire pur, et l’écart d’usure se compte en facteur deux ou trois.
Les reconnaissances menées sur le district de Kyuso, dans le comté de Kitui, illustrent le mouvement du marché : un projet d’exploitation de calcaire y a été annoncé en 2014 avec un investissement de 285 millions de dollars, assis sur des gisements importants mais éloignés des réseaux de distribution. Avant tout dimensionnement, une campagne d’échantillonnage s’impose : plusieurs points par veine, analyse chimique, teneur en silice, humidité à la réception en saison sèche comme en saison des pluies.
Quatre cibles commerciales couvrent l’essentiel de la demande kényane. Les finesses et les débits ci-dessous sont des ordres de grandeur constatés sur ce type de matière, pas des engagements.
| Amendement agricole, 60 à 100 mesh | Débits de 3 à 20 t/h, broyeur trapézoïdal à rouleaux, réglage simple, conditionnement en sacs de 25 à 50 kg. |
| Chaux éteinte et traitement d’eau, 200 mesh | Analyse de pureté et humidité basse, circuit avec classement, un tamis 200 mesh correspond à 74 µm. |
| Filler et charge blanche, 325 mesh | 45 µm, énergie par tonne nettement supérieure, broyeur vertical ou ultra-fin avec classement intégré. |
| Granulat et sable de concassage, 0/5 mm | Le crible fait le travail, le broyeur prépare un aliment propre ; un circuit court suffit. |
Le départ entre un broyeur à rouleaux et un broyeur vertical ne se joue pas sur le prix machine mais sur l’eau. Un vertical supporte un aliment humide grâce à l’air chaud qui traverse la chambre, ce qui compte beaucoup dans un pays à deux saisons des pluies. Un circuit à sec exige un stockage couvert et une aire de reprise, deux postes rarement budgétés au départ.
L’électricité a beaucoup bougé : la classe industrielle lourde est passée d’environ 12 à près de 16,5 shillings par kWh lors de la révision tarifaire de 2023, et le prix moyen de détail commercial tournait autour de 104 dollars le MWh en 2024. La production repose fortement sur la géothermie, ce qui stabilise l’origine de l’énergie mais pas son tarif.
Pour un broyage à 100 mesh, la consommation se situe entre 12 et 20 kWh par tonne ; à 325 mesh, on dépasse volontiers 30 kWh par tonne selon l’humidité. L’écart entre deux architectures, sur ce poste, représente quelques shillings par tonne sur un amendement, et beaucoup plus sur une charge blanche. Le réseau impose aussi sa seconde contrainte, le courant d’appel : un moteur de broyeur démarré directement appelle cinq à huit fois son courant nominal, ce qui oblige soit à un démarrage progressif, soit à un accord de puissance revu avec le distributeur. Sur un site déjà équipé d’un groupe électrogène, ce sont souvent les auxiliaires, ventilateur et dépoussiérage, qui font basculer la puissance à installer.
Le corridor Mombasa, Nairobi, puis la zone d’Athi River est bien servi, en ferroviaire comme en routier. La difficulté n’est pas le trajet, c’est la découpe du lot et le calendrier des pièces.
Le premier est l’usure. Sur un calcaire siliceux, la garniture part vite, et l’atelier local qui la recharge n’est pas toujours à proximité de la carrière. Le deuxième est le transport amont et aval : le calcaire brut supporte mal plus de cent kilomètres de route, alors que la poudre, elle, se vend à un prix qui autorise une distribution plus large. Le troisième est la disponibilité : une ligne arrêtée faute de pièce ne perd pas seulement la journée, elle perd le rendez-vous de la saison.
À 16 shillings le kWh et 15 kWh par tonne, l’énergie coûte 240 shillings par tonne, soit une fraction du prix de vente d’un amendement conditionné en sacs. Un écart de réglage qui fait perdre dix pour cent de débit coûte davantage. C’est pourquoi l’essai sur échantillon, avant commande, reste le meilleur investissement d’un projet kényan : il fixe la puissance absorbée, le débit réel à la finesse visée et l’usure constatée sur la matière du site.
Séchage de la matière, classement, transfert et conditionnement : c’est là que se voit la finesse promise.




Rouleaux sur piste trapézoïdale, encombrement réduit, réglage hydraulique de la charge. Le format qui convient aux unités d’amendement de quelques tonnes par heure.
Voir la ficheSéparateur à cage précis et lubrification à film d’huile. Il couvre le calcaire, la chaux et le gypse, et tient une bande granulométrique étroite à débit régulier.
Voir la ficheBroyage, séchage, classement et reprise dans une seule enceinte. Le choix quand l’aliment arrive humide et que le débit passe à l’échelle du ciment.
Voir la ficheFinesse réglable en continu jusqu’à la poudre ultra-fine, sans pièce tournante sensible dans la chambre. Réservé aux charges blanches et aux produits à forte valeur.
Voir la ficheEn dessous de 0,5 mm, soit environ 35 mesh, la réaction avec le sol devient utile dans la saison ; les fractions sous 150 µm, environ 100 mesh, agissent dès le premier apport. Un produit trop grossier reste en surface et ne corrige l’acidité que sur deux ou trois ans. Le réglage du broyeur se fixe donc sur une cible agronomique et sur le budget du paysan, pas sur le débit maximal de la machine.
Pour un amendement à 60 ou 100 mesh avec un débit de 3 à 20 t/h, un broyeur trapézoïdal à rouleaux suffit et se règle simplement. Pour tenir 325 mesh en continu, un broyeur vertical à galets réunit broyage, séchage et classement dans une même enceinte, ce qui évite un séchoir séparé pendant la saison des pluies. Le critère qui départage les deux n’est pas le prix d’achat mais l’humidité de l’aliment à la réception.
Il change le calcul, rarement la machine. À un tarif industriel de l’ordre de 16 shillings par kWh, un écart de 5 kWh par tonne représente 80 shillings par tonne, une part faible du prix de vente d’un amendement. Sur une cible à 325 mesh où l’énergie dépasse 30 kWh par tonne, l’écart entre deux architectures devient un poste de première ligne, et le surcoût d’un classement mieux conçu s’amortit en moins d’un an.
La machine arrive par conteneurs ou par colis hors gabarit jusqu’au port de Mombasa, puis par corridor ferroviaire ou routier vers Nairobi et la zone d’Athi River. Deux points décident du délai réel : les pièces d’usure, à commander avec la machine et non après, et la venue d’un technicien de mise en service, à prévoir au contrat au même titre que le transport. Un stock tampon de trois jeux de garnitures évite la plupart des arrêts longs.
Quatre pages du site pour tenir la production une fois la ligne démarrée.

Les quatre usages du calcaire broyé, chaux, désulfuration, granulats et charges blanches, et les réglages qui les séparent.

Configurations réellement livrées, débits constatés et finesses tenues en production sur plusieurs matières.

Étude, lots machines, interface avec le génie civil et mise en service, dans un dossier unique.

Garnitures, rouleaux et revêtements : matières, tenue par tonne et calendrier de remplacement.