Broyeur vertical LM
Réunit broyage, classement et séchage dans une enceinte unique. C’est la réponse directe à un aliment humide après la mousson, sans séchoir séparé.
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Choisir la machine est une étape. Produire en relève une autre, qui tient à trois variables : ce qui entre dans la trémie, l’eau que cette roche contient et le prix de chaque kilowattheure.
Le calcaire est broyé au Ghana pour trois marchés qui n’ont rien en commun en réglage : l’amendement des sols acides, la filière chaux et les poudres industrielles de neutralisation. Ce qui les distingue ne se règle pas au catalogue, mais sur le tas de granulât qui sort de carrière, et sur la saison.
Les catalogues internationaux résument ce métier sous le terme de limestone grinding et alignent des capacités. Sur un site de l’Est ou du Volta, la conduite commence là où s’arrête le concassage, et elle se juge en kilowattheures par tonne.
L’amendement des sols, qu’il vise les cacaoyères ou les plantations de manioc, réclame une poudre qui réagit vite tout en restant épandable : on s’arrête volontiers entre 60 et 100 mesh, soit 250 à 150 µm. La filière chaux broie après cuisson et cherche une sortie régulière plutôt qu’une finesse extrême, autour de 20 mesh. Les poudres de neutralisation et les charges blanches visent 200 à 325 mesh, et c’est là que la facture électrique décolle.
Confondre ces trois cibles est l’erreur la plus fréquente d’un cahier des charges. Une ligne tenue pour du 325 mesh produira du 80 mesh sans difficulté, mais à un débit divisé et avec une usure mal amortie. L’inverse coûte plus cher : aucun réglage ne fait descendre une poudre grossière dans la gamme d’un filler.
| Amendement agricole | 60 à 100 mesh, aliment 0/20 mm, 10 à 15 kWh par tonne |
| Aliment de four à chaux | Calibrage en 6 à 25 mm, broyage du fin après cuisson, 20 mesh |
| Poudre de neutralisation | 200 mesh soit 74 µm, circuit fermé avec classement, 25 à 45 kWh par tonne |
| Charge blanche | 325 mesh soit 45 µm, séchage impératif, au-delà de 60 kWh par tonne |
Le calcaire ouest-africain est une roche tendre. La calcite tient une dureté Mohs de 3 et la roche entière reste le plus souvent entre 3 et 4, ce qui ménage les organes de broyage. Une condition s’attache à cette bonne nouvelle : que la silice libre y demeure faible. Les nodules de silex et de chert, fréquents dans certaines venues, relèvent nettement l’abrasivité et peuvent diviser par deux la tenue des galets. Un prélèvement en plusieurs points du front informe mieux qu’une analyse menée sur un bloc choisi.
Un concassage à mâchoires amène le bloc de carrière à un granulât 0/20 ou 0/40 mm que la plupart des broyeurs acceptent. Ce qui compte est moins la taille maximale que sa stabilité : une surdimension de 60 ou 80 mm dans un aliment annoncé 0/30 mm provoque des à-coups de charge, des vibrations et un rejet vers la trémie. Le crible de protection, souvent traité comme un accessoire, reste la meilleure assurance-vie du broyeur.
Voilà le paramètre que les fiches importées sous-estiment le plus volontiers. En saison sèche, un calcaire concassé et stocké sous abri descend facilement sous 3 % d’eau. En pleine saison des pluies, le même granulât sort de carrière à 8, parfois 12 %. Or un broyage à sec tolère rarement plus de 1 % : au-delà, les fines s’agglomèrent, le conduit de classement se charge, le débit chute avant même que la puissance absorbée n’augmente.
Trois réponses existent, dans un ordre de coût croissant. La première ne coûte rien : stocker sous bâche et laisser le matériau ressuyer quelques jours. La deuxième est un séchoir séparé en amont, avec ce que cela ajoute de génie civil. La troisième est un broyeur traversé par des gaz chauds, qui accomplit le séchage dans sa propre enceinte et accepte une alimentation nettement plus humide. Sans récupération de chaleur possible, un brûleur se finance avec la ligne, pas après.
La poudre, elle aussi, craint l’eau. La chaux éteinte est hygroscopique : un silo mal fermé ou un sac stocké à l’extérieur reprend l’humidité, tasse, puis refuse de s’écouler. Le conditionnement compte donc autant que le broyeur dans la tenue du produit fini.
Le Ghana fonctionne en 50 Hz avec une distribution industrielle en 400 V triphasé, ce qui évite toute conversion pour un matériel de conception européenne. La difficulté n’est pas la fréquence mais la qualité de l’onde : une baisse de tension réduit le couple du moteur principal, et un broyeur dont le lit est engagé au moment où ce couple s’effondre se noie sous sa propre charge. Trois précautions suffisent : un démarrage progressif ou un variateur pour lisser l’appel de courant, une reprise séquentielle des auxiliaires après une coupure, l’alimentateur repartant après le broyeur et jamais l’inverse, et un relevé d’énergie poste par poste.
Le kilowattheure par tonne est le seul indicateur qui permette d’arbitrer la finesse contre la cadence. Entre 10 et 15 kWh par tonne pour un amendement grossier, 25 à 45 kWh pour une poudre tenue à 74 µm, davantage pour du 45 µm : la progression est continue. Une part de l’écart d’une installation à l’autre tient au taux de recirculation, la quantité de matière que le séparateur renvoie dans la chambre. Un second levier, rarement exploité : broyer le fin pendant les heures où la tarification est la plus douce.
Une fois la machine choisie sur un essai d’échantillon, la régularité du produit vient de quatre gestes de conduite, dans cet ordre.
Prenez une ligne de 10 t/h servant un client agricole et un producteur de chaux, alimentée en 0/25 mm avec une humidité de 3 à 10 % selon le mois. Un tambour à boulets à sec imposerait un séchage séparé et une étanchéité parfaite du circuit. Un broyeur vertical à gaz chauds reprend ce séchage dans son enceinte et couvre les deux cibles de finesse en changeant la vitesse de son séparateur, comme l’expose la page de broyage du calcaire. Si le produit ne doit jamais descendre sous 150 µm et si le site reste sec six mois par an, un broyeur à rouleaux de facture simple suffit. La variable qui tranche n’est ni la finesse ni le débit : c’est l’humidité de l’été.
Le rendement d’une ligne de calcaire se lit poste par poste, pas sur la plaque signalétique du broyeur.




Réunit broyage, classement et séchage dans une enceinte unique. C’est la réponse directe à un aliment humide après la mousson, sans séchoir séparé.
Voir la ficheAccepte un granulat de 0 à 50 mm et sépare par cage précise. Bon compromis pour une poudre de neutralisation tenue à 200 mesh en cadence continue.
Voir la ficheFormat compact, réglage hydraulique de la charge. Protège le budget sur un amendement grossier et une installation reprise dans un bâtiment existant.
Voir la ficheVersion fin du LM, galets renforcés et séparateur à haut rendement. Réservé aux charges blanches et aux cibles sous 45 µm, là où l’énergie par tonne se négocie.
Voir la fichePour un amendement épandu en poudre, on s’arrête généralement entre 60 et 100 mesh, soit 250 à 150 µm : au-delà, la réactivité dans le sol progresse peu alors que l’énergie par tonne continue de monter. Une poudre trop fine s’envole à l’épandage et s’agglomère au stockage. Le marché ghanéen de la chaux, lui, descend plus bas, autour de 20 mesh, soit 850 µm.
Un broyage à sec classique demande moins de 1 % d’humidité, alors qu’un broyeur traversé par des gaz chauds accepte une alimentation de l’ordre de 15 %. En saison des pluies, un granulât sorti de carrière peut atteindre 8 à 12 % : au-dessus de la limite de la machine, les fines s’agglomèrent, le conduit de classement se charge et le débit chute avant même que la puissance n’augmente.
Entre 10 et 15 kWh par tonne pour une poudre grossière d’amendement, 25 à 45 kWh par tonne pour une cible de 200 mesh, soit 74 µm, et davantage pour du 325 mesh, soit 45 µm. Ces ordres de grandeur supposent un aliment déjà concassé, un circuit fermé bien réglé et une roche peu chargée en silice libre. Le taux de recirculation explique une large part de l’écart d’une installation à l’autre.
Le réseau fonctionne en 50 Hz avec une distribution industrielle en 400 V triphasé, sans conversion nécessaire pour des machines européennes. La difficulté vient des baisses de tension : le couple du moteur principal chute, et un broyeur chargé se noie sous sa propre matière. Un démarrage progressif, une reprise séquentielle des auxiliaires après une coupure et une réserve de puissance au poste le plus sollicité limitent l’incident.
Elles se prennent sur le gisement et sur le réseau, avant toute comparaison de matériel.

Dureté, part de silice libre, courbe de l’aliment, humidité sur douze mois. Quatre mesures qui fixent la puissance absorbée et le coût d’usure réel.

Une taille médiane avec un écart-type, pas un pourcentage de refus. C’est cette écriture qui rend un réglage contrôlable mois après mois.

Le vrai indicateur n’est pas le prix de la galette mais le délai de livraison sur un site éloigné d’un port.

Séchage, classement, dépoussiérage et conditionnement pèsent lourd dans le budget, et décident du rendement autant que le broyeur.